PREMAP : la Guinée engage la refonte de son administration publique
A
Admin Katrouma
10 Jun 2026 à 19:52
Engagée dans une vaste dynamique de refondation de l’État, la Guinée franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Programme de Réforme de l’État et de Modernisation de l’Administration Publique (PREMAP). Réunis à Conakry du 10 au 12 juin 2026, des représentants des ministères, institutions républicaines et partenaires techniques examinent les observations formulées sur le document stratégique destiné à remodeler l’administration guinéenne.
Au cœur des discussions : digitalisation des services publics, lutte contre la corruption, simplification des procédures administratives et renforcement de la gouvernance locale. Un chantier ambitieux présenté comme l’un des piliers majeurs de la vision nationale Simandou 2040. La réforme de l’administration publique guinéenne entre dans une phase décisive.
Le ministère du Travail et de la Fonction publique, à travers la Direction nationale de la modernisation, de la transformation administrative et de la simplification des procédures, organise un atelier stratégique consacré à l’intégration des contributions et recommandations des différents acteurs institutionnels dans le cadre de l’élaboration du PREMAP.
Pendant trois jours, experts, cadres de l’administration publique, représentants des ministères sectoriels et institutions de la République se penchent sur les orientations qui devront façonner l’administration guinéenne de demain. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du processus lancé officiellement le 14 mars 2025 par le Premier ministre, avec pour objectif de bâtir une administration plus efficace, plus transparente et davantage tournée vers les attentes des citoyens.
L’ambition affichée est de rompre avec les lourdeurs bureaucratiques qui freinent encore l’action publique. À travers le PREMAP, le gouvernement entend moderniser l’architecture institutionnelle de l’État, accélérer la transformation numérique des services administratifs, améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers et renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.
Dans son intervention, le directeur national de la modernisation et de la transformation administrative, Djenabou Mady Koma, a rappelé le long processus ayant conduit à l’élaboration du projet. Selon lui, de nombreuses missions de terrain ont été réalisées à travers le pays afin de recueillir les réalités vécues par les agents publics et les populations.
Ces travaux ont été complétés par quatorze ateliers thématiques ayant permis d’établir un diagnostic approfondi de l’administration publique guinéenne. Les analyses menées ont révélé vingt-deux dysfonctionnements majeurs affectant encore la performance des services publics et limitant leur capacité à répondre efficacement aux besoins des citoyens.
Pour les autorités, la réforme ne saurait être conçue de manière unilatérale. C’est pourquoi le document préliminaire du PREMAP a été transmis à l’ensemble des ministères, institutions et partenaires afin de recueillir leurs observations et enrichissements.
« Nous ne voulons pas d’une réforme conçue derrière des bureaux. Nous voulons un programme participatif, inclusif et porté par l’ensemble des acteurs concernés », a insisté le directeur national, soulignant la nécessité de parvenir à un consensus sur les différentes propositions avant leur intégration définitive dans le document final.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a réaffirmé l’importance stratégique du PREMAP dans la réussite de la vision de développement Simandou 2040. Selon lui, la modernisation de l’administration constitue une condition indispensable pour attirer les investissements, améliorer la gouvernance publique et accompagner les profondes transformations économiques attendues dans les prochaines années.
Le ministre a notamment mis l’accent sur les attentes croissantes des citoyens envers les services publics. Pour lui, les Guinéens aspirent aujourd’hui à une administration plus rapide, plus accessible et plus efficace. La digitalisation des services apparaît ainsi comme l’un des axes centraux de la réforme. L’objectif est de permettre aux usagers d’obtenir certains documents administratifs en ligne, de réduire les délais de traitement des dossiers et de limiter les contacts favorisant les pratiques de corruption.
Au-delà des outils numériques, le PREMAP ambitionne également de promouvoir une nouvelle culture administrative fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité. Le gouvernement entend professionnaliser davantage la fonction publique, renforcer les capacités des agents et instaurer une gestion axée sur les résultats.
Le renforcement des collectivités locales figure également parmi les priorités du programme. Les autorités souhaitent rapprocher davantage les services publics des citoyens en accordant plus d’autonomie et de moyens aux administrations locales.
À travers cette réforme d’envergure, le gouvernement guinéen affiche sa volonté de bâtir une administration moderne, efficace et capable d’accompagner les ambitions économiques et sociales du pays. Pour les initiateurs du PREMAP, il ne s’agit pas seulement de transformer des structures, mais de refonder durablement la relation entre l’État et les citoyens, afin de faire de l’administration publique un véritable levier de développement national.
Alseny Camara
Au cœur des discussions : digitalisation des services publics, lutte contre la corruption, simplification des procédures administratives et renforcement de la gouvernance locale. Un chantier ambitieux présenté comme l’un des piliers majeurs de la vision nationale Simandou 2040. La réforme de l’administration publique guinéenne entre dans une phase décisive.
Le ministère du Travail et de la Fonction publique, à travers la Direction nationale de la modernisation, de la transformation administrative et de la simplification des procédures, organise un atelier stratégique consacré à l’intégration des contributions et recommandations des différents acteurs institutionnels dans le cadre de l’élaboration du PREMAP.
Pendant trois jours, experts, cadres de l’administration publique, représentants des ministères sectoriels et institutions de la République se penchent sur les orientations qui devront façonner l’administration guinéenne de demain. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du processus lancé officiellement le 14 mars 2025 par le Premier ministre, avec pour objectif de bâtir une administration plus efficace, plus transparente et davantage tournée vers les attentes des citoyens.
L’ambition affichée est de rompre avec les lourdeurs bureaucratiques qui freinent encore l’action publique. À travers le PREMAP, le gouvernement entend moderniser l’architecture institutionnelle de l’État, accélérer la transformation numérique des services administratifs, améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers et renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.
Dans son intervention, le directeur national de la modernisation et de la transformation administrative, Djenabou Mady Koma, a rappelé le long processus ayant conduit à l’élaboration du projet. Selon lui, de nombreuses missions de terrain ont été réalisées à travers le pays afin de recueillir les réalités vécues par les agents publics et les populations.
Ces travaux ont été complétés par quatorze ateliers thématiques ayant permis d’établir un diagnostic approfondi de l’administration publique guinéenne. Les analyses menées ont révélé vingt-deux dysfonctionnements majeurs affectant encore la performance des services publics et limitant leur capacité à répondre efficacement aux besoins des citoyens.
Pour les autorités, la réforme ne saurait être conçue de manière unilatérale. C’est pourquoi le document préliminaire du PREMAP a été transmis à l’ensemble des ministères, institutions et partenaires afin de recueillir leurs observations et enrichissements.
« Nous ne voulons pas d’une réforme conçue derrière des bureaux. Nous voulons un programme participatif, inclusif et porté par l’ensemble des acteurs concernés », a insisté le directeur national, soulignant la nécessité de parvenir à un consensus sur les différentes propositions avant leur intégration définitive dans le document final.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a réaffirmé l’importance stratégique du PREMAP dans la réussite de la vision de développement Simandou 2040. Selon lui, la modernisation de l’administration constitue une condition indispensable pour attirer les investissements, améliorer la gouvernance publique et accompagner les profondes transformations économiques attendues dans les prochaines années.
Le ministre a notamment mis l’accent sur les attentes croissantes des citoyens envers les services publics. Pour lui, les Guinéens aspirent aujourd’hui à une administration plus rapide, plus accessible et plus efficace. La digitalisation des services apparaît ainsi comme l’un des axes centraux de la réforme. L’objectif est de permettre aux usagers d’obtenir certains documents administratifs en ligne, de réduire les délais de traitement des dossiers et de limiter les contacts favorisant les pratiques de corruption.
Au-delà des outils numériques, le PREMAP ambitionne également de promouvoir une nouvelle culture administrative fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité. Le gouvernement entend professionnaliser davantage la fonction publique, renforcer les capacités des agents et instaurer une gestion axée sur les résultats.
Le renforcement des collectivités locales figure également parmi les priorités du programme. Les autorités souhaitent rapprocher davantage les services publics des citoyens en accordant plus d’autonomie et de moyens aux administrations locales.
À travers cette réforme d’envergure, le gouvernement guinéen affiche sa volonté de bâtir une administration moderne, efficace et capable d’accompagner les ambitions économiques et sociales du pays. Pour les initiateurs du PREMAP, il ne s’agit pas seulement de transformer des structures, mais de refonder durablement la relation entre l’État et les citoyens, afin de faire de l’administration publique un véritable levier de développement national.
Alseny Camara