Société
Guinée
Kaloum : une femme lynchée après l’union de sa fille avec un chrétien
A
Admin Katrouma
05 Apr 2026 à 11:14
Une violente agression familiale a secoué le quartier Almamya, dans la commune de Kaloum, ce samedi 4 avril 2026. Mariame Condé, une femme d’une cinquantaine d’années, a été sauvagement prise à partie par des membres de sa belle-famille alors qu’elle se rendait au marché dans la matinée. En cause : le mariage de sa fille, Aminata Sadjo Camara, avec un homme de confession chrétienne, une union célébrée depuis plusieurs années mais toujours rejetée par certains proches de la famille paternelle.
Derrière ce drame, se dessinent les tensions autour des mariages interreligieux, les violences intrafamiliales et l’intolérance qui continuent de fragiliser certaines familles guinéennes. Le quartier Almamya, dans la commune de Kaloum, a été le théâtre d’une scène de violence particulièrement choquante ce samedi aux environs de 9 heures. Mariame Condé, mère de famille âgée d’une cinquantaine d’années, a été violemment agressée par plusieurs membres de sa belle-famille alors qu’elle se rendait au marché.
Selon plusieurs témoins rencontrés sur place, la victime aurait été encerclée puis frappée en pleine rue par ses beaux-frères, sous le regard médusé des riverains. Il a fallu l’intervention rapide de jeunes du quartier et de quelques commerçants pour empêcher que la situation ne tourne au drame. « Ils l’ont insultée, traînée au sol et frappée sans pitié. Si les jeunes n’étaient pas intervenus rapidement, cela aurait pu finir très mal », raconte une voisine ayant assisté à la scène.
D’après les informations recueillies auprès de proches de la famille, cette affaire trouve son origine dans une profonde crise familiale qui remonte à 2019. À cette époque, la fille de Mariame Condé, Aminata Sadjo Camara, avait épousé Jean Philippe Zogbélémou, un jeune homme de confession chrétienne. Une union que la famille paternelle d’Aminata n’aurait jamais acceptée. Dans cette famille musulmane réputée très conservatrice et attachée aux traditions religieuses, le mariage d’Aminata avec un chrétien avait provoqué une rupture brutale entre plusieurs membres de la famille. Depuis lors, les tensions n’auraient jamais cessé.
Selon des proches, les oncles paternels d’Aminata accusent Mariame Condé d’avoir soutenu sa fille dans cette relation et d’avoir secrètement facilité le mariage avec l’appui de la famille maternelle. « Depuis des années, ils considèrent Mariame comme responsable de cette union. Ils disent qu’elle a trahi les valeurs de la famille », confie un parent sous anonymat.
Dans le quartier, plusieurs habitants dénoncent également le silence qui aurait entouré les multiples menaces subies par la victime depuis plusieurs années. « Ce n’est pas la première fois qu’elle est humiliée. Souvent, elle évitait même certaines cérémonies familiales par peur d’être insultée ou agressée », témoigne une autre habitante d’Almamya.
L’affaire relance aujourd’hui le débat sur les violences intrafamiliales et l’intolérance religieuse dans certaines communautés, où les choix matrimoniaux peuvent encore provoquer des fractures profondes. Plusieurs citoyens rencontrés condamnent une agression qu’ils qualifient de « barbare » et « inacceptable ».
« En 2026, on ne peut pas continuer à battre une femme parce que sa fille a choisi son mari. Chacun est libre de sa religion et de sa vie », s’indigne un jeune du quartier ayant participé à l’intervention. Selon la même source, Aminata Sadjo Camara et son époux Jean Philippe Zogbélémou auraient quitté la Guinée depuis plusieurs mois par crainte pour leur sécurité.
Le couple vivrait désormais à l’étranger avec leur enfant afin de préserver leur union loin des tensions familiales. Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités locales n’a été enregistrée sur cette affaire qui continue de susciter colère et indignation dans le quartier Almamya.
Abdoul Karim Bangoura
Dossier à suivre……………
Derrière ce drame, se dessinent les tensions autour des mariages interreligieux, les violences intrafamiliales et l’intolérance qui continuent de fragiliser certaines familles guinéennes. Le quartier Almamya, dans la commune de Kaloum, a été le théâtre d’une scène de violence particulièrement choquante ce samedi aux environs de 9 heures. Mariame Condé, mère de famille âgée d’une cinquantaine d’années, a été violemment agressée par plusieurs membres de sa belle-famille alors qu’elle se rendait au marché.
Selon plusieurs témoins rencontrés sur place, la victime aurait été encerclée puis frappée en pleine rue par ses beaux-frères, sous le regard médusé des riverains. Il a fallu l’intervention rapide de jeunes du quartier et de quelques commerçants pour empêcher que la situation ne tourne au drame. « Ils l’ont insultée, traînée au sol et frappée sans pitié. Si les jeunes n’étaient pas intervenus rapidement, cela aurait pu finir très mal », raconte une voisine ayant assisté à la scène.
D’après les informations recueillies auprès de proches de la famille, cette affaire trouve son origine dans une profonde crise familiale qui remonte à 2019. À cette époque, la fille de Mariame Condé, Aminata Sadjo Camara, avait épousé Jean Philippe Zogbélémou, un jeune homme de confession chrétienne. Une union que la famille paternelle d’Aminata n’aurait jamais acceptée. Dans cette famille musulmane réputée très conservatrice et attachée aux traditions religieuses, le mariage d’Aminata avec un chrétien avait provoqué une rupture brutale entre plusieurs membres de la famille. Depuis lors, les tensions n’auraient jamais cessé.
Selon des proches, les oncles paternels d’Aminata accusent Mariame Condé d’avoir soutenu sa fille dans cette relation et d’avoir secrètement facilité le mariage avec l’appui de la famille maternelle. « Depuis des années, ils considèrent Mariame comme responsable de cette union. Ils disent qu’elle a trahi les valeurs de la famille », confie un parent sous anonymat.
Dans le quartier, plusieurs habitants dénoncent également le silence qui aurait entouré les multiples menaces subies par la victime depuis plusieurs années. « Ce n’est pas la première fois qu’elle est humiliée. Souvent, elle évitait même certaines cérémonies familiales par peur d’être insultée ou agressée », témoigne une autre habitante d’Almamya.
L’affaire relance aujourd’hui le débat sur les violences intrafamiliales et l’intolérance religieuse dans certaines communautés, où les choix matrimoniaux peuvent encore provoquer des fractures profondes. Plusieurs citoyens rencontrés condamnent une agression qu’ils qualifient de « barbare » et « inacceptable ».
« En 2026, on ne peut pas continuer à battre une femme parce que sa fille a choisi son mari. Chacun est libre de sa religion et de sa vie », s’indigne un jeune du quartier ayant participé à l’intervention. Selon la même source, Aminata Sadjo Camara et son époux Jean Philippe Zogbélémou auraient quitté la Guinée depuis plusieurs mois par crainte pour leur sécurité.
Le couple vivrait désormais à l’étranger avec leur enfant afin de préserver leur union loin des tensions familiales. Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités locales n’a été enregistrée sur cette affaire qui continue de susciter colère et indignation dans le quartier Almamya.
Abdoul Karim Bangoura
Dossier à suivre……………