Éducation
Guinée
Éducation : les enseignants contractuels brandissent la menace de boycott des examens nationaux 2026
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Admin Katrouma
06 Jun 2026 à 11:50
À quelques jours du lancement des examens nationaux, notamment le Certificat de fin d’études élémentaires (CEE), la tension monte dans le secteur éducatif guinéen. Les enseignants contractuels communaux non retenus après le dernier concours d’intégration à la fonction publique locale menacent de paralyser les évaluations à venir. Au cœur du conflit : le non-respect, selon eux, des engagements gouvernementaux relatifs à leur régularisation, malgré plusieurs commissions mises en place.
Une situation qui fait peser une menace sérieuse sur le bon déroulement des examens et relance le débat sur la gestion du personnel enseignant en Guinée. Le climat social dans le secteur de l’éducation se tend à nouveau en Guinée. Les enseignants contractuels communaux, toujours en poste dans les écoles primaires et secondaires à travers le pays mais non retenus à l’issue du dernier processus d’intégration à la fonction publique locale, ont annoncé leur intention de boycotter les prochains examens nationaux.
Ils sont environ 4 500 enseignants concernés, déployés dans la majorité des établissements scolaires à l’intérieur du pays. Leur position intervient à un moment critique, alors que les premières épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) s’apprêtent à débuter. Le porte-parole du collectif, Elhadj Mamadou Diacka Sow, dénonce ce qu’il considère comme un non-respect des engagements pris par les autorités dans le cadre du traitement de leur situation administrative.
Selon lui, plusieurs commissions avaient été mises en place pour examiner les dossiers des enseignants contractuels et proposer une issue définitive. Une mission de vérification devait notamment être déployée sur le terrain afin d’établir un fichier consensuel et corrigé des effectifs. Cependant, malgré la soumission des termes de référence et plusieurs semaines d’attente, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, selon le collectif.
Face à cette situation, les enseignants contractuels brandissent désormais la menace d’un boycott des cours et des examens nationaux si leurs revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais. Elhadj Mamadou Diacka Sow a averti que cette décision émane de la base et reflète la position de l’ensemble des enseignants concernés. Il appelle les autorités à agir dans un délai de 48 heures pour éviter une crise dans le système éducatif.
Les ministères concernés sont directement interpellés, notamment ceux en charge de l’Administration du territoire, de l’Éducation nationale et de la Fonction publique, afin de relancer rapidement le processus de vérification et de régularisation. Tout en maintenant leur position de principe, les représentants du collectif appellent néanmoins au calme et à la retenue. Ils encouragent les enseignants à rester mobilisés dans un cadre syndical structuré, en attendant une réponse des autorités.
Selon Elhadj Mamadou Diacka Sow, la porte du dialogue n’est pas totalement fermée, mais l’impatience grandit face à ce qu’ils qualifient de lenteurs administratives répétées. Cette nouvelle crise intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses tensions autour de la gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif.
La possible paralysie des examens nationaux fait craindre un impact direct sur des milliers d’élèves à travers le pays. Les autorités sont donc appelées à trouver rapidement une issue pour éviter une perturbation majeure du calendrier scolaire et préserver la stabilité du système éducatif guinéen.
Fodé Camara
Une situation qui fait peser une menace sérieuse sur le bon déroulement des examens et relance le débat sur la gestion du personnel enseignant en Guinée. Le climat social dans le secteur de l’éducation se tend à nouveau en Guinée. Les enseignants contractuels communaux, toujours en poste dans les écoles primaires et secondaires à travers le pays mais non retenus à l’issue du dernier processus d’intégration à la fonction publique locale, ont annoncé leur intention de boycotter les prochains examens nationaux.
Ils sont environ 4 500 enseignants concernés, déployés dans la majorité des établissements scolaires à l’intérieur du pays. Leur position intervient à un moment critique, alors que les premières épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) s’apprêtent à débuter. Le porte-parole du collectif, Elhadj Mamadou Diacka Sow, dénonce ce qu’il considère comme un non-respect des engagements pris par les autorités dans le cadre du traitement de leur situation administrative.
Selon lui, plusieurs commissions avaient été mises en place pour examiner les dossiers des enseignants contractuels et proposer une issue définitive. Une mission de vérification devait notamment être déployée sur le terrain afin d’établir un fichier consensuel et corrigé des effectifs. Cependant, malgré la soumission des termes de référence et plusieurs semaines d’attente, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, selon le collectif.
Face à cette situation, les enseignants contractuels brandissent désormais la menace d’un boycott des cours et des examens nationaux si leurs revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais. Elhadj Mamadou Diacka Sow a averti que cette décision émane de la base et reflète la position de l’ensemble des enseignants concernés. Il appelle les autorités à agir dans un délai de 48 heures pour éviter une crise dans le système éducatif.
Les ministères concernés sont directement interpellés, notamment ceux en charge de l’Administration du territoire, de l’Éducation nationale et de la Fonction publique, afin de relancer rapidement le processus de vérification et de régularisation. Tout en maintenant leur position de principe, les représentants du collectif appellent néanmoins au calme et à la retenue. Ils encouragent les enseignants à rester mobilisés dans un cadre syndical structuré, en attendant une réponse des autorités.
Selon Elhadj Mamadou Diacka Sow, la porte du dialogue n’est pas totalement fermée, mais l’impatience grandit face à ce qu’ils qualifient de lenteurs administratives répétées. Cette nouvelle crise intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses tensions autour de la gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif.
La possible paralysie des examens nationaux fait craindre un impact direct sur des milliers d’élèves à travers le pays. Les autorités sont donc appelées à trouver rapidement une issue pour éviter une perturbation majeure du calendrier scolaire et préserver la stabilité du système éducatif guinéen.
Fodé Camara